Election législative partielle : fin de campagne avec Cécile Duflot
Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, est venue rappeler à Fontaine, lors du meeting de clôture de campagne que les remèdes préconisés par les institutions internationales aux pays attaqués par les spéculateurs ne pouvaient qu’aggraver encore la crise : « ce n’est pas en pratiquant des saignés à répétitions comme le faisaient les médecins caricaturés par Molière au XVIIème siècle que l’on soigne des malades » !
Les grands dirigeants des Etats européens comme ceux du FMI ne sont pas capables d’envisager une alternative aux seules solutions ultralibérales qui ont déjà ruiné des pays comme l’Argentine. On ne peut évidemment plus continuer à creuser les déficits publics, surtout quand on constate que ces déficits ont permis de maintenir à bout de bras un système économique profondément injuste et catastrophique d’un point de vu écologique.
L’incapacité à penser différemment l’avenir produit tous les jours de nouvelles désillusions : aujourd’hui Le Monde titre sur le désengagement de l’Union Européenne sur les objectifs de réduction des gaz à effets de serre. Avec la crise, ces objectifs apparaissent aux dirigeants européens comme inatteignables.
Cet exemple montre de manière quasi caricaturale ce qui distingue les vieux schémas de pensée, de droite comme de gauche, de l’écologie politique. Pour la droite et la vieille gauche, l’écologie est une contrainte, alors que pour nous, l’écologie est une chance à saisir qui doit permettre de construire un nouveau model de développement sur des bases plus justes et plus responsables. C’est ce que nous appelons la reconversion écologique de l’économie à laquelle s’oppose évidemment beaucoup de lobbys : agrochimie, constructeurs automobiles, pétroliers, industrie pharmaceutique, nucléaire… Toutes ces grandes industries ont des milliers de représentants officiels à Bruxelles dont le seul objectif est de faire croire aux responsables politiques que rien de doit changer rapidement au risque de remettre en cause leurs intérêts.
Aujourd’hui beaucoup d’électeurs ont compris que ce verrouillage des lieux de pouvoir par les représentants des intérêts financiers n’était plus tenable. Face à ce constat, l’écologie politique leur apparaît comme une solution de sortie de crise crédible, comme une alternative souhaitable. Lors de récentes élections législatives partielles, cela s’est traduit par des scores de plus en plus élevés pour les candidats Europe Ecologie.
Dans les Yvelines, en septembre dernier, Anny Poursinoff, la candidate d’Europe Ecologie est arrivée en tête de la gauche au premier tour … et à seulement 1 voix du candidat de l’UMP au second, dans un département où les 11 députés sont de droite. Face à un écart aussi faible et des pratiques contestables de la part du candidat de la droite, le conseil Constitutionnel vient d’annuler l’élection et il y aura un nouveau vote début juillet. Preuve que la dynamique et l’espoir que représente l’écologie sont capables de mobiliser fortement (de l’extrême gauche à la sociale démocratie), ouvrant ainsi la voix d’une alternative politique crédible face au gouvernement UMP.
J’espère de tout cœur que cette dynamique jouera dans la 4ème circonscription même si la campagne a été très courte et même si peu de personnes, malheureusement, savent même qu’il y a une élection ! Nous avons en tout cas, une candidate, Anne PARLANGE, dont les années d’expériences associatives au service de l’écologie seront un réel atout pour remplir un mandat de députée.
Forum
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Election législative partielle : fin de campagne avec Cécile Duflot2 juin 2010, par Joke
Votre article commence mal. Avec le verbiage de Cécile Duflot pour ne pas dire ce qui risque de fâcher. Tous les européens paieront les sottises de leurs gouvernants. Un Etat qui n’honore pas ses dettes souveraines ça n’existe que chez Besancenot & Co. Il faut avoir le courage de le dire. Je préfère de loin ce langage-ci : "Oui, on peut croître en bien-être et en emplois sans gaspiller… à condition de consommer autrement. Depuis 1950 on nous serine : "Croissons, croissons, il en restera toujours quelque chose de bon, et ça fait des emplois". Cette croissance indiscriminée a conduit au pillage des ressources naturelles, dérègle le climat et mine notre santé, sans nous épargner le chômage, avec des catastrophes de plus en plus tragiques (tempêtes, canicules, sécheresses, famines, asthmes, cancers…). Certes, nous ne savons pas remplacer l’économie de marché. Mais nous pouvons "chasser le gaspi" par des lois, des politiques et surtout agir par nous-mêmes. Si la moitié des Européens cessait d’utiliser sa voiture et prenait les transports en commun pour aller travailler, l’Europe polluerait 30% en moins, perdrait 4,5 millions d’emplois dans l’automobile mais en gagnerait 8 millions dans les transports en commun. Pour ça il faut repenser sa façon de consommer mais aussi porter au pouvoir des partisans d’une révolution dans les transports ! De même, manger bio nécessite 40% de travail agricole en plus. Moins on gaspille la nature, plus on a besoin du travail et de l’intelligence humaine. Faire décroître les gaspillages et les pollutions, c’est faire croître l’emploi, la santé et la qualité de vie."(1)
Mais votre article se termine bien avec votre appel à l’écologie politique.
(1) Source
### Olivier Bertrand ###
Une nouvelle classe au collège Vercors